Apparu dans les années 1990 en France, le social business tend à devenir un nouveau modèle économique. Les Français, fragilisés par diverses crises ayant entrainé d’importants conflits sociaux, ont vu peu à peu apparaitre de nouvelles dynamiques entrepreneuriales à finalité sociale.

Concilier enjeux sociaux et environnementaux tout en assurant viabilité économique serait-il un levier de croissance en pleine expansion ?

Le social business, c’est quoi exactement ?

Le social business, ou économie sociale et solidaire, est une nouvelle forme d’activité économique. Il a été mis sur le devant de la scène par Muhammad Yunus, économiste et entrepreneur bangladais, pionnier du microcrédit et prix Nobel de la paix en 2006. Ce "banquier des pauvres" tente alors de relever un défi.

Sans changer radicalement le système, il veut rendre l’économie plus efficace pour réduire la pauvreté en mettant les mécanismes existants au service d’objectifs sociaux et environnementaux. Ce nouveau système ne devant pas produire de pertes ni distribuer de profits, ces derniers sont intégralement réinvestis dans l’activité de l’entreprise qui se contente de couvrir l’ensemble des coûts.

Pour faire simple, le social business est en fait une forme d’entreprise socialement innovante, une entité indépendante des financements publics ou privés, rendant à l’Homme sa place centrale. De nombreux entrepreneurs sociaux portent aujourd’hui des projets novateurs, afin de mettre leur expérience et toutes leurs compétences au service de l’intérêt général.

Jouissant d’un contexte économique et sociétal particulièrement favorable, ce modèle solidaire peut s’appliquer dans presque tous les domaines (santé, éducation, nutrition, énergie, protection de l’environnement, etc.), afin de concilier rentabilité et impact social.

Le social business, un nouveau business modèle pour un meilleur avenir ?

Le social business répond à un réel besoin. Modèle entrepreneurial ambitieux en pleine expansion, c’est un secteur créateur d’emplois. Conscient de l’engouement qu’il génère, l’État l’encourage indirectement par la loi relative à l’Économie sociale et solidaire. Les entreprises peuvent désormais adopter le label "Entreprise solidaire d’utilité sociale".

Autre point particulièrement intéressant, le social business séduit les consommateurs, mieux, il attire de nouveaux clients. Pourquoi ? Parce que la plupart de ces entreprises responsables créent une dynamique positive. En développant de nouveaux business models, elles explorent des marchés innovants en France, comme à l’étranger.

Quel que soit le secteur d’activité concerné, la philosophie du social business devient alors un réel gage d’éthique. Ses méthodes de production, respectueuses de l’environnement et de recrutement (personnes handicapées, chômeurs, etc.), ainsi que sa gouvernance participative basée sur la présence des parties prenantes (salariés, fournisseurs, usagers, etc.) font l’unanimité.

Le social business séduit des entreprises du monde entier

Modèle économique porteur d’espoir en matière d’impact social et de création de nouveaux marchés, le social business a conquis de grandes entreprises du monde entier. Aujourd’hui, des initiatives pionnières se multiplient à travers la planète et tendent à devenir des instruments efficaces, complémentaires à l’action publique, pour améliorer les conditions de vie des plus démunis.

C’est ainsi que le géant de l’agroalimentaire mondial Danone, pour placer ses préoccupations sociales et environnementales au cœur de son métier, a fondé en 2006 un social business au Bangladesh : "Grameen Danone Foods". Cette première entreprise sociale donnera par la suite naissance à "Danone.Communities", un réseau de social business ayant pour ambition de lutter contre la malnutrition dans le monde.

Autre exemple parmi bien d’autres, celui de L’Oréal. Convaincu qu’il n’y a pas de croissance durable sans performance sociale, le groupe industriel français de produits cosmétiques a lancé fin 2013 le programme mondial "Share & Care", afin d’assurer à tous ses collaborateurs les meilleurs avantages sociaux en matière de santé, parentalité, protection sociale et qualité de vie au travail.

Social business et parties prenantes sont indissociables

La création d’une entreprise responsable ne peut se faire sans une dynamique de travail et un dialogue avec toutes les parties prenantes. La présence de partenariats forts étant un critère déterminant pour la concrétisation du projet, la mutualisation des expertises de toutes les parties prenantes est essentielle pour capitaliser les expériences, partager les ressources et lever des fonds.

Le social business n’a pas de frontières. Si ce modèle solidaire séduit les plus grandes entreprises du monde, de nombreux acteurs de tout horizon sont aussi en quête d’une envie de d’exercer leur métier différemment, en donnant plus de sens à leur travail. Ces porteurs de projets se lancent alors à leur tour à la conquête de nouveaux business models à forte empreinte sociale.

C’est pour toutes ces raisons que GreenFlex a acquis de nouvelles expertises en fusionnant avec Be-linked, cabinet de référence sur la relation ONG-Entreprises. En conjuguant leurs compétences et savoir-faire, GreenFlex accompagne les acteurs publics et privés, ainsi que toutes les parties prenantes, dans la mise en place de leurs projets d’innovation sociale, quel que soit le type de leur activité.

Entreprendre et investir autrement dans une société en profonde mutation afin de construire un monde meilleur n’est pas une utopie, mais bel et bien l’assurance d’un avenir prometteur !