Le financement de la transition écologique et énergétique est une priorité nationale. Pour la première fois en France, une obligation verte d’État a été lancée en 2017. Son objectif est d’aider les entreprises et entités publiques à financer des projets favorisant la transition écologique et énergétique, ainsi que les investissements en infrastructures.

L’obligation verte, un puissant levier de la finance verte en France

L’obligation verte, ou "green bond", n’est pas une obligation classique. Elle désigne un emprunt financier émis sur le marché par une entreprise, une collectivité locale ou une entité publique auprès d’investisseurs. Concrètement, l’émetteur obtient une levée de fond auprès d’un prêteur, à la seule condition que le projet, ou un ensemble de projets, génère un impact environnemental positif. Les investissements qu’elle finance doivent être spécifiquement mentionnés dans un reporting détaillé et précis. En forte croissance depuis son lancement en 2007, le marché des obligations vertes est très prometteur pour accélérer le financement de la transition énergétique.

Pour relever le défi du changement climatique, la France a levé, le 24 janvier 2017, la plus importante obligation souveraine verte mondiale, soit un emprunt d’un montant de 7 milliards d’euros d’une maturité de 22 ans, soit jusqu’en 2039. Cette première émission de l’État français pour financer la transition écologique et énergétique inscrit le pays dans une démarche exemplaire, acteur majeur de la finance verte.

Obligation verte : les grandes dépenses vertes éligibles

L’obligation verte s’articule uniquement sur le développement de projets environnementaux ou d’amélioration de l’efficacité énergétique. Les dépenses éligibles doivent se positionner autour de quatre axes principaux :

·         L’innovation dans le transport, afin de développer des transports propres pour une meilleure qualité de l’air et protéger la santé.

·         Les énergies renouvelables (hydroliennes, éoliennes, etc.) pour diversifier les énergies tout en valorisant les ressources du territoire.

·          L’économie circulaire (recyclage des déchets, réutilisation de produits, etc.) pour lutter contre le gaspillage.

·          La biodiversité pour protéger les espaces naturels et les espèces, mais aussi favoriser l’agriculture biologique.

Elles incluent les dépenses fiscales, mais aussi celles d’intervention, d’investissement et de fonctionnement des entreprises, quelle que soit leur taille.

Sont en revanche exclus de ces dépenses vertes, certains secteurs comme le nucléaire, les activités militaires, ainsi que celles liées aux énergies fossiles, c’est-à-dire celles créées par du gaz naturel, du pétrole ou par la combustion de charbon.

Obligation verte : des avantages indéniables pour les entreprises

En s’impliquant dans cette démarche responsable pour booster la transition énergétique, l’entreprise valorise son image et affirme sa responsabilité sociétale auprès de tous les acteurs de son écosystème, tant vis-à-vis des parties prenantes que de ses clients, fournisseurs et salariés. En devenant une entreprise engagée et verte, elle va non seulement tirer parti d’une nouvelle dynamique économique, mais aussi s’orienter vers une politique d’achat et une stratégie RSE plus responsables pour un développement durable.